Les vestes streetwear homme à connaître et comment les porter

Les vestes streetwear homme les plus faciles à porter sont le bomber, le teddy (ou veste varsity), la veste de travail en toile, la coach jacket, la veste de survêtement et la doudoune. Chacune vient d’un univers précis (aviation militaire, sport universitaire américain, monde ouvrier, sport) et se porte avec un jean, un cargo ou un jogging, des sneakers et un sweat à capuche. Le passage du casual au plus habillé tient surtout à la coupe, à la matière et à ce qu’on porte autour.

D’où vient le streetwear ?

Le streetwear est né à la fin des années 1970 et au début des années 1980, d’abord dans la scène hip-hop new-yorkaise, au sein des communautés afro-américaines et latinos, puis sur la côte ouest des États-Unis, où il a intégré les codes du surf et du skate de Los Angeles. Il est devenu un phénomène mondial dans les années 1990.

Ses pièces de base sont restées les mêmes : jeans et pantalons amples, sweats à capuche, t-shirts graphiques, survêtements, casquettes, sneakers et vestes aux coupes généreuses. Le confort et la liberté de mouvement priment, et la silhouette joue volontiers sur l’oversize.

Quelques marques ont façonné le genre. Stüssy est partie des t-shirts imprimés de Shawn Stussy dans les années 1980, en Californie. Supreme, née d’une boutique de skate new-yorkaise, est devenue l’une des marques les plus suivies du secteur. Carhartt, fabricant de vêtements de travail fondé à Detroit en 1889, a été adopté par le hip-hop au début des années 1990 ; sa ligne streetwear Carhartt WIP (Work in Progress) a été créée en 1994 sous licence par deux créateurs suisses. Le japonais A Bathing Ape a, lui, contribué à diffuser ce style en Asie puis dans le monde.

Depuis, la frontière avec le luxe s’est effacée : collaboration entre Supreme et Louis Vuitton en 2017, nomination de Virgil Abloh, figure du streetwear, à la direction artistique de la ligne homme de Louis Vuitton en 2018. Les grandes maisons revisitent désormais le bomber ou la veste de travail dans leurs propres collections.

Groupe d hommes dans un skatepark urbain

Les vestes streetwear homme à connaître

Le bomber

Le bomber le plus copié est le MA-1, une veste de l’armée américaine en nylon, généralement vert sauge avec une doublure orange vif, deux poches à rabat sur le devant et une poche zippée sur la manche gauche. Adopté par les punks et les skinheads, puis par le hip-hop au début des années 2000, il est revenu en force dans la mode de rue des années 2010. Sa coupe courte, resserrée à la taille et aux poignets par des bords-côtes, se porte facilement avec un pantalon droit ou un cargo.

Le teddy ou veste varsity

Héritée des équipes sportives des universités américaines, la veste varsity, appelée teddy en France, associe un corps en laine à des manches contrastées, souvent en cuir ou en simili, avec des boutons-pression, des bords-côtes rayés et des lettres ou des patchs brodés. C’est la veste la plus visible de cette liste : elle se suffit à elle-même et s’accompagne de pièces simples.

La veste de travail

Issue du vêtement ouvrier, la veste de travail en toile de coton épaisse, avec ses coutures renforcées, son col souvent en velours côtelé et ses poches plaquées, est devenue un classique. Les modèles de Carhartt, taillés dans une toile rigide d’environ 12 onces, en sont la référence. Elle se patine avec le temps et se marie aussi bien avec un jean brut qu’avec un pantalon de travail.

Les autres modèles

  • Coach jacket : veste légère en nylon, fermée par des boutons-pression, avec un col chemise et un cordon de serrage à la taille. Idéale à la mi-saison, souvent imprimée d’un logo dans le dos.
  • Veste de survêtement : zippée, en matière synthétique, avec des bandes latérales, elle rappelle le hip-hop des années 1980 et la culture football.
  • Doudoune : courte et très volumineuse, c’est la veste d’hiver du streetwear depuis les années 1990.
  • Veste en jean et surchemise épaisse : moins marquées « rue », elles font le lien avec une garde-robe plus classique.
  • Coupe-vent : léger, souvent à enfiler par la tête, avec des empiècements de couleurs.

Comment choisir sa veste streetwear

Trois critères comptent avant l’achat.

  • La coupe : le streetwear joue sur les volumes amples, mais une veste trop grande aux épaules tombe mal. Essayez-la avec un sweat à capuche dessous, puisque c’est souvent ainsi qu’elle sera portée, et vérifiez la longueur des manches bras tendus.
  • La matière : nylon pour un bomber ou une coach jacket légers et faciles d’entretien, toile de coton épaisse pour une veste de travail qui durera des années, laine pour un teddy plus chaud.
  • La couleur : pour une première veste, les teintes neutres (noir, kaki, beige, marine) s’accordent avec tout. Les couleurs vives et les imprimés se réservent à une deuxième pièce, une fois la base constituée.

Passer du casual au stylé : comment porter une veste streetwear

La même veste peut composer une tenue très décontractée ou une allure plus soignée. Tout se joue sur les pièces qui l’accompagnent.

  • Tenue décontractée : bomber kaki, sweat à capuche gris, jogging ou cargo, sneakers blanches.
  • Tenue intermédiaire : veste de travail beige, t-shirt blanc épais, jean brut droit, sneakers en cuir ou chaussures de randonnée basses.
  • Tenue plus habillée : teddy sombre ou coach jacket noire sur une chemise ou un pull fin, pantalon à pinces ample, sneakers minimalistes ou mocassins.

Le jeu des couches est central : un hoodie sous un teddy, une surchemise ouverte sur un t-shirt graphique, un coupe-vent sur un sweat. Pour garder une silhouette lisible, limitez-vous à une seule pièce forte par tenue (veste colorée, imprimé ou logo voyant) et laissez le reste neutre.

Les accessoires terminent la tenue. La casquette reste un marqueur fort du style : les modèles de New Era, fournisseur historique des casquettes du baseball américain, ou de Mitchell & Ness, connu pour ses rééditions de maillots et de casquettes vintage, en sont des classiques. Une sacoche portée en bandoulière, un bonnet en hiver et des sneakers de Nike, Adidas ou Puma complètent la panoplie.

Entretenir sa veste pour qu’elle dure

Lisez toujours l’étiquette avant le premier lavage. En règle générale, un bomber en nylon se lave à froid, fermé et retourné ; une veste de travail en toile supporte la machine mais peut rétrécir au sèche-linge ; un teddy en laine et cuir se confie plutôt au pressing. Évitez de laver trop souvent une veste en toile brute : c’est l’usure qui lui donne son caractère.

Les plus plébiscités